Suite à la découverte que les manques en vitamines et minéraux menaient à des maladies de carences comme le scorbut pour la vitamine C, le rachitisme pour la vitamine D, le béri-béri pour la pellagre, l’anémie pour le fer… , les apports nutritionnels conseillés ont été établis au début du XXème siècle, afin de les éviter dans la population.

Or, suite à la réduction des activités physiques avec l’arrivée du confort ménager : eau courante, chauffage… , des progrès réalisés dans le domaine des transports et de la mécanisation des tâches professionnelles ainsi que par l’urbanisation (les travaux des champs demandaient énormément d’efforts physiques), la majorité des populations des pays développés ont considérablement réduit leurs apports caloriques.

Ce passage de la campagne à la ville a aussi été associé à une chute de la consommation des végétaux : fruits, légumes, légumes secs, riches en vitamines et en minéraux au profit de produits animaux ou élaborés, pasteurisés, ionisés, irradiés, enrichis en graisses saturées, en sucres rapides et en sel, riches en calories et pauvres en vitamines et en minéraux.

Par ailleurs les changements massifs opérés par l’industrie agro-alimentaire : cultures intensives, épuisement des sols, utilisation de pesticides, raffinage des céréales et des huiles, pré-cuisson, techniques de conservation,  durées de stockage, additifs, emballages, etc…, sur lesquelles viennent s’ajouter des techniques de préparation encore réductrices en cuisine (perte des vitamines et des minéraux dans les eaux de cuisson, destruction par la chaleur, etc….) ont encore diminué les quantités des vitamines et des minéraux dans les assiettes.

Les études gouvernementales (Esvitaf, Bourgogne, Val de Marne, Suvimax…) montrent que 100% de la population ne reçoit pas par l’alimentation les apports recommandés en vitamine E, pourtant descendus pour cette raison en 1979 de 30 à 10 mg, que plus de 80 % de la population ne reçoit pas ces ANC pour les vitamines B6 et D, pour le zinc…

Le chercheur Jean-Pierre Mareschi a démontré qu’avec des menus « idéaux », il faudrait au moins 2700 calories pour l’homme, 2500 calories pour la femme enceinte, 2000 calories pour la femme pour atteindre les ANC en minéraux et qu’avec moins de 2500 calories on n’atteint pas 80 % des ANC pour les vitamines. Or, les hommes consomment en moyenne 2200 calories, les femmes 1700 calories. Avec l’âge ces quantités caloriques diminuent encore de manière marquée, phénomène auquel s’ajoute une diminution de l’absorption des vitamines B9, B12, E, du zinc, du calcium…

Par ailleurs les changements de mode de vie ont entraîné l’apparition d’importantes « surutilisations » de certains nutriments. L’exposition à plus de 100 000 nouvelles molécules xénobiotiques, présentes dans l’air que l’on respire dans les transports, au travail, mais aussi chez soi, dans l’eau que l’on boit, dans les aliments que l’on mange, dans les vêtements que l’on porte, dans les produits que l’on met sur sa peau, se solde par une déperdition importante en vitamines antioxydantes et en nutriments nécessaires pour les dégâts faits par cette pollution.

L’accélération des évènements et plusieurs autres transformations sociales, comme la réduction des structures de soutien et l’isolement des individus, a très fortement augmenté le stress qui est associé à  une perte urinaire quotidienne de magnésium.

Pour prendre l’exemple de ce minéral, 1000 calories apportent 120 mg de magnésium, l’apport moyen se situant donc autour de 240 mg par jour alors que l’ANC est autour de 400 mg et que le stress fait perdre chaque jour une fraction supplémentaire des ces ANC.

On peut comprendre pourquoi le manque en magnésium a été identifié comme la première cause de fatigue, de troubles musculo-squelettiques, digestifs, cardiovasculaires, d’anxiété et de dépression dans nos sociétés… 

Les apports alimentaires présentent donc de limites techniques. Si l’on veut y pallier, on peut recourir à un complément nutritionnel à condition que celui ci respecte un certain nombre de règles.

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